Aménagements … et intervention citoyenne

Bonjour,
Le 28/05/2022 à 23:28, xyz0000@xxxx.com a écrit :
Bonjour,
prévoyez vous de parler de l’impact environnemental des projets d’aménagements ?
Par exemple celui de la ZAC de Brandérion,  projet destructeur d’ habitats d’espèces protégées, de zones humides et de trames vertes et bleues et qui est à rebours de l’évolution législative actuelle.

(…)

Bien sûr nous parlons de l’impact environnemental des projets d’aménagements. Je vous invite à vous reporter au programme de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPÉS) dont je fais partie, notamment à son chapitre 2 où la question de l’artificialisation des sols est abordée à plusieurs reprises (https://nupes-2022.fr/le-programme/).

Mais sur ce sujet, et sur d’autres d’ailleurs, je pense que nous ne pouvons pas faire l’économie de parler intervention citoyenne.

Pour cela je vais reprendre l’exemple de Boul Sapin, sur lequel vous attirez notre attention.

Le 1er avril 2022, M. Joël MATHURIN, préfet du Morbihan, a accordé, par arrêté, à Lorient Agglomération le droit de déroger à l’article L411-1 du Code de l’Environnement. Cet article L411-1 protège les espèces animales et végétales et leurs habitats de diverses atteintes. Accorder une dérogation c’est autoriser des actions (de destruction, de déplacement …) contre ces espèces et leurs habitats, des actions qui sont normalement interdites.

Cette décision du préfet a été précédée par une consultation du public qui a été organisée, via le site internet de la préfecture, entre le 29 novembre et le 13 décembre 2021. Dans cette période, seules deux contributions ont été reçues, probablement d’une association environnementale, à quoi il faut ajouter un avis du Comité Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN).

Ce sujet n’a donc suscité aucune contribution citoyenne individuelle. Est-ce par ce qu’il fait consensus ou est-ce par difficulté de participer ou par lassitude ? On ne le sait pas.

Donc la question qui me préoccupe, et que j’aimerais vous retourner, c’est comment faire en sorte que les citoyen·ne·s soient correctement informé·e·s de ces projets, comment faire pour qu’ils prennent du temps pour y réfléchir, voire en débattre, et comment faire en sorte qu’il leur soit possible de donner leur avis informé. Quelles pratiques, quels médias, quelles méthodes pouvons-nous activer ?

Parce que, faute de cette mobilisation citoyenne qui pourraient les contredire, les autorités ont beau jeu d’affirmer dans leurs «considérants» que le projet répond aux conditions d’éligibilité, qu’il sera bénéfique à l’emploi, qu’il est indispensable pour répondre aux besoins des entreprises, que les mesures de compensation sont suffisantes.

Oui, les candidat·e·s de la NUPÉS ont le souci de l’impact des projets d’aménagement. Mais ce souci doit pouvoir s’appuyer sur une expertise et une mobilisation citoyennes conséquentes. Et cela requiert des mécanismes d’information, d’échanges et d’expression bien plus efficaces que ce qui est actuellement mis en œuvre.

Cordialement
Damien Girard et Florence Gourlay
NUPÉS – 56-05